On a dû nous j’ter un sort, j’vois pas d’autre explication.
Y a sûrement une (ou plusieurs) personnes qui nous en veulent à mort et qui passent leurs journées à enfoncer des aiguilles dans des petites poupées à notre effigie !
Si si, j’en suis sûr.
Petit florilège :
Petit samedi après-midi tranquille à la maison : je décide de m’adonner aux joies de la vie domestique. " Tiens, si je dégelais le congélo ? " (activité hautement samedi-après-midiesque, passionnant).
Tout guilleret, je m’arme d’un tournevis (plat), d’un marteau et je commence à attaquer l’iceberg qui s’est lentement formé et qui occupe tout le bac initialement réservé aux glaçons de l’apéro (le salaud) et, occasionnellement, aux réserves de légumes, poissons, soupes bio et autres saloperies entrant dans la composition d’une alimentation équilibrée, propres faire d’un repas un véritable cauchemar ( kuuuuaaaa ? môa, exagérer ? ? ? ! !)
C’est bon, JE SAIS, merci, le tournevis et le marteau ne sont pas des instruments particulièrement recommandés pour la décongélation de freezer, surtout quand on a deux mains gauches. Mais j’avais pas le temps de le laisser décongeler tout seul. Alors je lui ai juste donné un petit coup de pioche.
…
2 heures plus tard, dans la file de caisse (6 km, 8726 personnes) du Conforama de la Porte de Saint-Ouen (c’est pratique, Conforama, pour remplacer les frigos tués à coup de pioche), nous avons l’immense joie de côtoyer pendant bien 30 minutes les Kasskouye, pittoresque famille composée d’un père, d’une mère, de 14 enfants, de 23 oncles et tantes ainsi que de la totalité des cousins cousines s’y rattachant, venus passer un après-midi au Confo (c’est beau), qui, au moment de payer leurs achats, ont décidé d’aller rechercher dans les rayons ce magnifique poster de dauphins sautant au-dessus d’une mer d’un bleu scintillant, y zavaient bien hésité tout à l’heure, mais zétaient pas sûrs de l’acheter passkeu est-ce-ke-ça-fera-bien-dans-l’salon-et-finalement-si-ça-sera-magnifique-à-côté-de-la-photo-de-Jonhy-vite-Kevin-Kimberley-allez-chercher-le-poster-essscuzez-nous-hein-mademoiselle-hi-hi-hi.
Rajouter ¼ d’heure pour le changement de rouleau de caisse – arrivé à son terme juste au moment où nous allions payer – par Mademoiselle Mireille, caissière stagiaire, au bord des larmes et qui se met à beugler :
" Madame Claudine … Madaaaaame Claudiiiine, j’arrive pas à remplacer le rouleau de papiiiiieeeeer, boouuuuhh … Mais calmez vous ma p’tite Mireille, faut pas s’énerver comme ça, vous verrez quand vous aurez 25 ans d’maison comme moi … zut, c’est vrai qu’il récalcitre … M’sieur Pierre … M’sieur Pieeeeeeeeerre, v’nez voir ".
Le soir même, en descendant le cadavre du frigo (5 étages sans ascenseur), j’en profite pour prendre le courrier.
J’aime bien prendre le courrier.
Erreur.
Tiens, c’est gentil ça, le Trésor public m’envoie la taxe foncière de la maison … fallait pas, ben non.
Sujet sensible la maison … y jouent avec leur vie au Trésor.
La maison, quand je suis parti en Guyane, je l’ai louée à ma plus vieille amie. Un loyer dérisoire, pas de garantie, pas de caution, pas d’état des lieux.
Juste de la confiance. ‘Pensez, une amitié d’une quinzaine d’années …
Le deal était : les conditions sont super intéressantes pour toi, mais quand je rentre de Guyane, je te laisse le temps de trouver un appart’ et je retrouve mon chez-moi.
‘suis rentré de Guyane, ‘lui ai laissé 1 an et demi pour trouver un appart’ …
Mais pourquoi elle partirait ? Ben oui, elle s’y plaît bien dans cette maison. J’avais qu’à être moins naïf !
C’est vrai, si je lui ai fait entièrement confiance, si je n’ai pas pensé une seconde qu’il était utile pour moi de protéger mes intérêts, si j’ai cru, alors même que le contraire devenait évident, qu’il ne pouvait rien se passer de mal, qu’il était inconcevable d’imaginer, ne fut-ce qu’un instant, la possibilité d’une pareille trahison, d’un pareil renoncement à toute honnêteté morale et humaine de la part d’une personne dont je pensais, pour bien la connaître, qu’elle en était incapable, si j’ai fait preuve d’une confiance totale et sans restriction, c’est entièrement de ma faute, je ne suis qu’un con et elle n’a rien à se reprocher, ben non, plus d’amitié, plus de confiance, allez hop, 15 ans jetés aux orties, ta maison tu peux t’la coller au cul, j’y suis, j’y reste.
Ça fait un peu mal (naaan, pas au cul).
Bien sûr elle pourrait m’appeler et m’expliquer son comportement, ne serait ce que pour répondre à ma lettre. Oui, elle pourrait … si je ne m’étais pas fait voler mon téléphone portable il y a une dizaine de jours, au boulot … et si SFR n’avait pas perdu la trace du nouveau téléphone que j’ai commandé, lequel a bien été envoyé, mais n’est jamais arrivé à destination, perdu dans l’espace qu’il est, y comprennent pas, jamais arrivé, mais promis-juré, on vous tient au courant.
Quant au fixe, parce que l’abonnement coûtait plus cher que les communications, nous l’avons fait couper … et France Telecom continue à nous faire payer l’abonnement … sans la ligne.
Et puis il y a ce geste de Monsieur R.
S’il te plaît ne recommence pas.
On t’aime beaucoup très fort et on est là, toujours dispo, quand le besoin s’en fait ressentir.
On est toujours dispo, pigé ? ? ! !
Et je ne parle même pas de Paul et/ou Sarah.
MAIS, car il en faut bien un :
Le jour de la Saint Valentin, nous avons fêté, mon Le Séri et le Môa Même, le premier anniversaire de mon retour de Guyane et notre aménagement ensemble.
Premier anniversaire d’une longue série.
Alors Monsieur le Marabout, s’il vous plaît, j’ai pas besoin que tu fasses revenir ma femme dans les 15 jours à genoux comme une chienne, ni que tu jettes un sort à mes ennemis, j’aimerais juste que cette putain de malchance elle nous lâche les couilles, hein, ça commence à bien faire, faut plus nous embêter maintenant …
Et merci d’avance.

